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Paul Wunderlich

Paul_Wunderlich_1975.jpg Les traits fins, d'une encre noire comme un crayonnage, me plaisent ici plus que les couleurs, mais ce sont pourtant les couleurs qui font ressortir le crayonnage. Les traits dessinent à la fois des perspectives, et des formes comme estompées,esquissées, presque floues. Les cheveux en particuliers, fins, si fins, mais touffus pourtant, m'accrochent particulièrement.

Le corps coloré dessine les formes d'une femme, en faisant ressortir les seins, le dos et le bassin... Les formes ressortent aussi des esquisses. Le corps ainsi montré y parait quand même étrange,bizarre...

Et cette aile? Que fait cette aile?

Que fait aile, que fait-elle?

Elle? Elles?

Jeux de regards: femme de profil et femme de face se regardent... sourire coquin, mains qui se cherchent et se retrouvent sur les fesses de dos

Un coeur, noir.

Attention fragile

Peur!.... Peur, peur... peur PEUR océan, force

          vagues
                           claque
                                                gronde

tape

                   pousse
                                             cogne

frappe

GRONDE

cailloux rochers muraille pierres blocs fer ferraille

fragile peur

serrer les poings défi

fragile

nue

nue? non

à nu

mal armée?

à découvert à découverte

Travail personnel

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Quand je prend ces photos, je ne suis pas intéressées par l'esthétique des visages ou par celle du lieu. Ce que j'aime : le fait que les personnes oublie ma présence et du même coup mon objectif photo. Ils se sentent libre de leurs mouvements. Ils sont eux même. Ils ne pensent plus à poser. Dans ces situations, je produis l'image en une fraction de seconde : cette image n'est pas définissable à l'avance (ni par moi ni par les sujets). Mon but est de figer une situation que l'on ne pouvait pas deviner et que l'on ne pourra pas reproduire. Seule la photo permet cela car elle est une image "instantanée" contrairement à la peinture ou au dessin. De mon côté cette simplicité du tableau me donne envie de photographier. L'intérêt du noir et blanc : éviter que l'observateur soit d'abord envahit ou attirer par la couleur au détriment d'une vue d'ensemble. Le noir et blanc aide à mon avis à traduire une atmosphère feutré, tranquille, apaisante. Pour ces photos je souhaiterais qu'ils ressentent d'abord la simplicité des attitudes.

La place des uns et des autres

DSC_1060.jpg Sur cette peinture on distingue des personnes sans visage qui forment ensemble une foule. Progressivement elle prend la place du personnage central : celui ci s'efface, s'assombri. Il s'agit de représenter le déséquilibre qui existe parfois dans le rapport aux autres. La pression du groupe sur une personne peut aller jusqu'à nuire à son identité. J'aimerais que ce support puisse questionner sur la place nécessaire aux uns et aux autres pour respecter l'identité de chacun.

La recherche

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Quand l'autoportrait ne montre pas un visage, cela évoque un questionnement sur l'identité. Dans mes travaux j'utilise le flou pour cela. Ce recours devait permettre de montrer le trouble, l'hésitation, la douleur de celui qui cherche et qui s'interroge... jusqu'au chaos, jusqu'au trou noir de la dernière photo. Le but est de montrer la difficulté à déterminer son identité. La série de photos veut montrer différentes étapes de cette recherche : les moments de dédoublement, la "prise de tête" et la colère intérieure. La dernière, plus figée, symbolise l'anéantissement : le noir qui remplace un visage montre le néant, peut être une absence d'identité.

Autoportrait en vidéo

Dans cette vidéo, le monde tourne autour de moi. C'est le mouvement qui donne un éclairage différent et qui change mon image à chaque instant depuis l'extérieur. Par contre moi je reste la même, je ne bouge pas. "Le manège" c'est l'environnement, les personnes qui m'entourent. C'est l'endroit d'où elles sont (qui elles sont par rapport à moi), qui leur fait porter un regard différent sur moi. Donc mon image est celle que les autre me renvoient.

Autoportrait

IMG_0812.JPG Ici les yeux représentent la partie la plus importante de l'image. Mon choix est de les mettre en valeur pour attirer l'attention de l'observateur sur le fait que les yeux sont aussi vecteur d'émotion. La parole est remplacée par le regard lorsqu'il exprime des sentiments (colère, sympathie, indifférence...).

La beauté, pour moi.

Pour moi la beauté ça n’évoque rien de particulier. Il y a des objets ou des photos qui m’émeuvent mais je ne sais pas encore pourquoi : des fois c’est l’esthétique qui me plait; d’autres fois c’est le sentiment que ça réveille. Pour l’instant quand je regarde des œuvres d’art je peux dire qu’elles m’attirent (par exemple quand j’ai envie de la regarder plus longtemps qu’une autre). Au contraire il y en d’autres sur lesquelles je ne m’arrête pas du tout. Pourtant je peux trouver qu’elle est bien faite, que les couleurs sont bien choisies mais pour moi elle n’évoque pas spécialement la beauté. Pour l’instant je vois des choses qui me plaisent ou qui ne me plaisent pas mais je n’ai jamais vu une œuvre ou un objet qui déclenche une extase. Pour l’instant je cherche « le beau » mais je ne le perçois pas. Donner un exemple de ce qui peut renvoyer d’après moi à la beauté ? L’histoire de « Billy Eliot ». Je ne sais toujours pas dire en quoi je le trouve beau mais chaque fois que je vois ce film, j’éprouve de l’enthousiasme. L’émotion qui apparaît chez moi est liée à l’histoire personnelle de ce petit garçon : son attirance pour la danse, le fait qu’il se laisse emporter par l’envie de danser alors qu’autour de lui rien ne l’encourage à ça ; l’envoutement que crée la danse chez lui et qui fini par convaincre les gens que cette voie est la sienne. Sans savoir s’il s’agit vraiment de beauté, ce film représente pour moi un moment intense, troublant et qui m’affecte car il souligne la difficulté d’être « soi » face aux autres.

Rythmes sériels

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L'autre est celui qui nous renvoie une image de nous même. Comme dans ce dessin, l'image de retour n'est pas le symétrique de ce que je suis. Elle est une déformation de ce que je suis aux travers du regard de l'autre. Donc l'autre me renvoie une "fausse" image de moi. Mais ce reflet imparfait fait partie de ce qui construit l'identité car chacun s'en sert pour forger une image de lui même.

Beauté

Baudelaire nous dit dans son texte que le beau est toujours bizarre. Surtout le concept de beauté est propre à chacun, et si le beau devenait universel il viendrait à disparaitre car « toutes les sensations se confondraient dans une vaste unité, monotone et impersonnelle, immense comme l’ennui et le néant ». Baudelaire nous explique que la bizarrerie qui se trouve dans le beau est indispensable, car c’est cette bizarrerie qui peut provoquer une surprise, un « étonnement », de la variété et du nouveau. C’est cette bizarrerie qui est le propre de l’individualité, « sans laquelle il n’y a pas de beau ». Hors de tout critère universel qui serait valable pour tous (comme la Parole de Dieu ou un critère « scientifique »), le beau ne doit pas suivre une « règle » mais doit au contraire exprimer différentes idées, différentes notions, une singularité. « Le beau ne peut pas être banal car il doit faire une différence pour quelqu’un, quelque part, à un certain moment… » (source) A l’inverse, et c’est toute la difficulté, cette « bizarrerie », cette marque de la singularité, ne doit pas être volontaire, voulue, consciente, calculée, sinon ce serait « un monstre sorti des rails de la vie ». On peut imaginer alors que cette marque ne peut qu’être remarquée, trouvée, décelée par d’autres, et que c’est ça qui peut faire une œuvre et exprimer, à un moment donné et pour quelqu’un ou quelques uns, la beauté.

Quelques premiers dessins...

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Volumes

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L'improvisation

C’est un texte qui illustre, par le jazz et l’improvisation, la question de la création artistique.

En jazz, l’improvisation prend un caractère d’ « affirmation individuelle », d’expression de la personnalité, « définition de son identité ». En même temps, cette improvisation n’existe pas hors culture, hors histoire, à partir de rien ou dans un isolement absolu (« à l’intérieur du groupe, membre de la collectivité, matériau traditionnel »). Et le lien entre ces deux pôles (tradition, culture, héritage/improvisation, création, nouveauté) ne se fait pas sans travail et difficulté, voire ruptures : « contradiction cruelle, combat, défi ».

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Le Cabinet du docteur Caligari

Malgrès le fait que je ne sois pas amatrice des films muet, Le Cabinet du docteur Caligari m'a permis de découvrir le cinéma expressionniste Allemand. L'histoire nous transporte dans un monde inquiétant et psychotique avec des décors complètement surréalistes. Aussi, le jeu et le maquillage des acteurs reste bluffant. caligari_stummfilm.jpg L'histoire commence dans une foire. Le docteur Caligari, somnambule, prédit à un étudiant qu'il mourra à l'aube. Celui ci se fera alors assassiner dans son lit. Les soupçons se tournent vers le Docteur, directeur d'un asile de fou dont deux des personnages sont les patients.

Les hétérotopies

Les hétérotopies sont des lieux, des endroits, des espaces réels et concrets. Ce sont des espaces particuliers, ils s’opposent à tous les autres espaces (par exemple, la prison s’oppose au « monde libre », le cimetière au mondes des vivants etc…), sont destinés à les effacer, les neutraliser ou les purifier. Foucault parle de contre-espaces. Michel Foucault définit 6 principes communs à ces hétérotopies : • C’est une constante, il y en a dans toute société, tout groupe humain, même s’ils prennent des formes différentes selon les lieux, les cultures et les périodes.

• Leur forme est changeante dans le temps, elles peuvent disparaître et il peut s’en créer de nouvelles.

           Par exemple, chez nous, il y avait auparavant surtout des hétérotopies biologiques, « de crise » : maisons pour adolescents, servie militaire…
           Aujourd’hui, on trouve surtout de hétérotopies de déviation : maisons de repos, cliniques psychiatriques, prisons…)

• Une hétérotopie juxtapose en un lieu réel des espaces normalement incompatibles : théâtre, cinéma…

• Les hétérotopies sont liées à un découpage, un rapport au temps particulier : temps infini au cimetière, temps arrêté dans les musées…

• Les hétérotopies possèdent un système d’ouverture et de fermeture qui à la fois les isole de l’espace environnant mais permet de les rendre accessibles.

• Ces hétérotopies ont une fonction par rapport à l’espace restant : elles peuvent créer un espace d’illusion (maisons closes) ou compenser le désordre de l’espace par un monde réel mais parfaitement organisé (espaces de perfection tentés dans certaines colonies).

Exemples d’hétérotopies : Jardins, Cimetières, Prisons, Club méditerranée, Casernes, Hôpital psychiatrique, Maison de retraite, Théâtre, Cinéma...